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Le vintage : dans l’air du temps!

Publié dans Châtelaine.com en octobre 2010 © Les Éditions Rogers ltée

Qu’ils courent les bazars ou les chics friperies, les amateurs de vintage sont de plus en plus nombreux à remettre le passé au goût du jour!

Le Pop Up Shop, une boutique éphémère qui a ouvert ses portes quelques jours pendant le festival Pop Montréal (© Marie-Ève Bertrand)


« J’adore les sous-sols d’églises », déclare Éliane. « La fin de semaine, je vais parfois dans des ventes de succession », confie quant à elle Nairi. Détrompez-vous, ces deux vingtenaires ne s’adonnent à aucun passe-temps douteux : elles sont tout simplement passionnées de vintage! Il n’est pas rare que Nairi déniche des vêtements des années 50 ou 60, qu’elle paie de 5 $ à 10 $, dans les ventes de succession… Pour sa part, Éliane ne manque pas une occasion de partir à la chasse aux trésors dans les bazars de quartier. « J’ai déjà trouvé une veste noire des designers québécois Tavan & Mitto, confie-t-elle. Je l’ai payé 3,99 $, alors qu’elle devait valoir quelques centaines de dollars! »

Nouveau, le rétro?
« Difficile pour moi de dire que l’engouement pour le vintage est un phénomène nouveau puisque je porte des vêtements de seconde main depuis 25 ans », répond Rachel, vendeuse à la friperie Cul-de-sac, sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal. « De New York à Paris, il y a toujours eu des boutiques vintage », renchérit Élaine Léveillé, propriétaire de la boutique E.R.A. Vintage Wear, sur la rue Notre-Dame. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que la tendance vintage ne se limite désormais plus aux hipsters de Williamsburg et du Mile End. Et pour preuve : les grandes chaînes internationales, telles que Zara et H&M, copient maintenant ce look et proposent des fringues qui semblent tout droit sorties du placard de nos grands-mères… La bannière Urban Outfitters offre même une gamme de vêtements 100 % seconde main!

Vintage 2.0
Selon Rachel, les médias sociaux ont largement contribué à ce que le vintage passe de courant alternatif à tendance de l’heure. « Les amateurs de vintage créent des looks à partir d’un mix and match de vêtements de seconde main, puis en publient des photos sur leurs blogues », explique-t-elle. Ils s’envoient sur Facebook des invitations à des swap parties des soirées où ils s’échangent des vêtements –, lorsque ce n’est pas l’adresse de la dernière boutique éphémère qui vendra, l’espace de quelques jours, des fringues d’une autre époque. Les vrais mordus font non seulement leurs achats en ligne, mais vendent aussi leurs trouvailles sur des sites, comme les incontournables eBay ou Etsy. « Une robe Balenciaga des années 60 peut désormais être revendue à n’importe qui dans le monde grâce à Internet, fait remarquer la styliste Céline Béland. Un nouveau métier est même né : celui de picker! » Ces professionnels ratissent les comptoirs de seconde main pour revendre ensuite leurs prises sur des sites ou à des friperies… en ne manquant pas de gonfler leurs prix! « Il y a quelques années, j’ai acheté, à l’Armée du Salut, un manteau en astracan noir de coupe Prada pour seulement 40 $, se rappelle la styliste. Il est presque impossible de faire ce genre de trouvaille aujourd’hui! »

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11 commentaires à « 

Le vintage : dans l’air du temps!

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  1. 11

    Vintage Mode a dit :

    News vraiment interressant ! La mode des vetements retro redeviens petit à petit à la tendance.

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